Mon histoire avec Pumuckl remonte à 2004. J’écrivais à l’époque quelques chroniques pour un des plus anciens webzines français Benzine (aujourd’hui Benzinemag). Et le rédac-chef m’avait envoyé quelques disques auto-produits. « Écoute et prends ce qu’il te plait » m’avait-il lancé.
J’avais fait mon tri. Dans le lot se trouvait un Ep, envoyé dans une pochette plastique et à la pochette photocopiée un brin délavée. La musique, elle, ne l’était pas.
Gros coup de cœur à l’époque, ce ‘Sommeil Léger Ep’ m’avait plu instantanément.
Dès lors, je me suis efforcé de suivre les aventures discographiques (et toujours autoproduites) de Stéphane Lhérault, orléannais de son état, faiseur de pop-rêveuse. Des Ep, des reprises, un album, toujours aussi charmants. Un son cristallin, des ambiances lumineuses et aériennes, une electro-pop (ou une pop-electro c’est selon) minimale et vaporeuse, sorte de voyage jusqu’au bout d’un songe éveillé. Le tout chanté en français.
Quand l’idée de Without My Hat Records est née, le premier artiste auquel j’ai pensé a été Pumuckl. Sommeil Léger est une des chansons qui m’a vraiment accompagné pendant les années 2000, peut-être la seule autoproduite qui m’ait à ce point marqué. Je pense que je rêvais de la voir gravée sur sillon.
En juin 2010, j’ai parlé du projet – alors à l’état d’idée à peine poussée – à Pumuckl. Il a été emballé dès ce premier échange. Un an plus tard, et après de longues pérégrinations aussi bien administratives, techniques que graphiques, voilà donc ce premier 7″, ce premier 45 tours, consacré à Pumuckl. La face-A reprend une version retravaillée de Sommeil Léger et la seconde un remix – de Pumuckl lui-même – de Sonore, une des chansons de son premier album sorti l’an dernier, ‘L’Anecdotiste’.
Deux très belles compositions qui confirment que Pumuckl est un artiste brillant mais pas clinquant, au talent sur et que Without My Hat Records est très fier d’accueillir comme la première signature de sa très – pour l’instant – courte histoire.





